Olivier Lacan { thoughts }

Google fête la cinquième

J’aime bien les logos de la page d’accueil de Google, ils sont sou­vent mignons et sou­vent très jolis comme celui ci-dessus. Et puis c’est quand même assez sympa pour une entre­prise mon­di­ale comme celle là de se don­ner la peine (on pour­rait d’ailleurs dire que c’est parce que c’est une entre­prise glob­ale qu’elle se doit de le faire) de faire des petits clins d’oeil a chaque pays comme ça. Étant un early adopter (bon sang ce français a besoin de se rafraichir) de Google depuis 1998 je crois, a l’époque où on se repas­sait l’url en hal­lu­ci­nant devant la vitesse mag­ique de recherche. Qui se sou­vient encore des min­utes entières que pas­saient Altavista pour nous vomir des cen­taines de pages de pub en lieu et place d’information.

Bref, je digresse évidem­ment et je voulais juste remar­quer le fait que ce logo me fait penser a la vision autorisé de l’histoire dans les écoles en France. MORE »

Your business is not welcomed here

Ça fait tou­jours du bien de ren­trer en France après quelques semaines de vagabondage aux Québec ou aux États-Unis. Cer­tains s’imaginent qu’on revient force­ment obèse de ce genre de voy­ages là, et c’est vrai que j’ai pas énor­mé­ment d’argument pour les con­trer quand en jetant un oeil a la carte d’un des restos de la chaine “Le Pain Quo­ti­dien” (qui est implan­tée à Man­hat­tan il me sem­ble) je décou­vre avec sur­prise une “Tar­tine des champs” (de mémoire) pro­posée à la mod­ique somme de 6 euros et des cail­loux tranchants.

A coté de ça c’est sûr, un diner de mal bouffe à Orlando dans la chaine de restau­rants “Steak­house” Out­back ne peut sim­ple­ment pas rivaliser. C’est vrai quoi, une cote de bœuf de 170 grammes avec deux accom­pa­g­ne­ments (pas de l’herbe pas assez cuite hein, c’est pas un accom­pa­g­ne­ment ça, juste de la bran­lette de lycée hôte­lier) pour 12,30 dol­lars US, avec un pour­boire de 15% inclu, qui ira directe­ment dans la poche de la per­sonne qui m’a servie, rien de bien ragoutant. C’est sûr, ça change des 2 euros cinquante de base qu’on lâche avec douleur (on a déjà assez souf­fert pen­dant la véri­ta­ble addi­tion) mais quand on voit passer 3 ou 4 fois par repas le serveur en charge de sa table qui vient s’assurer que per­sonne n’a besoin de pain, de bois­sons (a volonté et pas a la canette à 5,50 euros).

Je ne prends évidem­ment pas en compte le taux de change, parce que ça ne béné­fi­cie qu’aux touristes, mais juste pour don­ner une idée, les 12,30 dol­lars don­nent 8,42 euros. Je pense que je vais passer voir les bonnes gens du Pain Quo­ti­dien et leur pro­poser de pren­dre leur menu tar­tine à 6 euros avec une côte de bœuf pour 2 euros de supplément.

Cela dit il reste un bon argu­ment, une tar­tine à la salade est force­ment meilleure pour la santé qu’une côte de boeuf aux pomme de terre gril­lée, non ?

C’est la fin du Mônde !

TestEt si vous en aviez assez qu’on exploite toute vos peurs ? Qu’on se sat­is­fasse de votre cul­pa­bil­ité ? Qu’un culte mys­tique en rem­place un autre ? Que la rai­son ne règne plus en écologie ?

J’insiste lour­de­ment sur les couleurs, et sur le texte mis en gras. Je suis la dernière per­sonne qu’on verra vocif­érer sur la pub­lic­ité, puisque con­traire­ment à ce que trop de gens sem­blent penser, ce n’est pas une dic­tature, si c’était le cas, je ne pour­rais juste­ment pas en dire ce que je suis en train d’en dire.
Bref, oser accoler (évidem­ment, pour des ama­teurs de romans à sus­pens) les mots PEUR et RAISON, je trouve ça assez symp­to­ma­tique de la ten­dance “rechauf­fe­ment cat­a­clysma­tique” du moment.

Après tout ce n’est pas très loin des esti­ma­tions des “experts” qu’on entends de ci de là annon­cer la résur­gence des guer­res civiles, et des fléau bibliques — pen­dant qu’on y est — tout ça à cause des change­ments cli­ma­tiques prévus par une majorité (appar­ente) des mem­bres de la com­mu­nauté des climatologues.

L’affiche en tant que tel ne me dérange pas, au con­traire, elle est là pour ven­dre une fic­tion, et c’est là que ça devient intéres­sant. Est-ce que le mon­stre médi­a­tique qu’est le change­ment cli­ma­tique n’est pas en train de se mor­dre la queue lorsqu’il com­mence à devenir un argu­ment de vente pour des romans de gare ?

PS : Au cas où ce serait dif­fi­cile à lire, voici le texte de cette pub­lic­ité vue dans le métro parisien :

ET SI LE NOMBRE
DE
TUEURS EN SERIE
AUGMENTAIT AVEC
LES DEREGLEMENTS
CLIMATIQUES ?

VOUS AVEZ PEUR ?
VOUS AVEZ RAISON.