Google fête la cinquième
J’aime bien les logos de la page d’accueil de Google, ils sont souvent mignons et souvent très jolis comme celui ci-dessus. Et puis c’est quand même assez sympa pour une entreprise mondiale comme celle là de se donner la peine (on pourrait d’ailleurs dire que c’est parce que c’est une entreprise globale qu’elle se doit de le faire) de faire des petits clins d’oeil a chaque pays comme ça. Étant un early adopter (bon sang ce français a besoin de se rafraichir) de Google depuis 1998 je crois, a l’époque où on se repassait l’url en hallucinant devant la vitesse magique de recherche. Qui se souvient encore des minutes entières que passaient Altavista pour nous vomir des centaines de pages de pub en lieu et place d’information.
Bref, je digresse évidemment et je voulais juste remarquer le fait que ce logo me fait penser a la vision autorisé de l’histoire dans les écoles en France. Oui je fais du révisionnisme, un peu à l’arrache d’ailleurs (la flemme de me renseigner plus sur le sujet pour l’instant), mais je crois me souvenir que De Gaulle à l’époque de son coup d’état de fait avait reussi a persuader toute la classe politique et l’opinion publique en France que la Quatrième République avait été la cause de la défaite française en 1939.
Cette histoire décrétée d’en haut est une bonne vieille tradition chez nous (et ailleurs) qui 60 ans après fait toujours recette. Et je me souviens encore mes profs d’histoire au Lycée nous décrire l’inaction et l’apathie des députés de la 4ème qui forcement avait provoqué, par son système véritablement parlementaire (a défaut de système présidentiel ou premier ministériel), l’incapacité du gouvernement français de décider quoi faire face à Hitler et l’invasion allemande.
J’avance en terrain miné puisque mes connaissances sur le sujet sont rudimentaires, et donc j’ai déjà probablement dis pas mal de bêtises (vraiment, c’est pas pour me dédouaner) mais d’un point de vue totalement théorique. Le fait que la quasi-totalité de la France soit désormais persuadée qu’un régime dans lequel les députés ont plus de pouvoir qu’aujourd’hui est une mauvaise chose est proprement hallucinant. Aussi hallucinant que le fait qu’on adule des années plus tard une ordure (c’est peut être lui accorder trop de crédit, un imbécile au mieux) comme De Gaulle.
La balance de pouvoirs n’existe pas en France, et je pense que c’est tout bonnement du fait de cette 5ème République et de l’homme qui l’a mise au monde. Quelques unes des plus belles conneries législatives récentes (mais pas seulement, j’en conviens) ont été provoqués par des abus de pouvoir de l’exécutif.
Vous noterez que ce n’est pas un problème français, la balance des pouvoirs est cassée également aux États-Unis. Les députés (congressistes là bas) ont refusés en bloc une mesure d’interventionnisme tonitruant qui sous couvert de sauver l’économie (ce qu’elle manquera de faire dans le secteur d’application du sauvetage, tout en provoquant des séquelles bien plus graves dans tous les autres secteurs) se permettait de faire payer les erreurs de certains, avec l’argent de “tout le monde”.
En rhétorique, il n’y a pas a cogiter, c’est non. Et comme les français, la plupart des américains sont plein de bon sens, et ils ont justement hurlé. Leurs députés, accusés de populisme alors qu’ils écoutent leur électeurs au lieu des groupes d’influence pour une fois, ont refusé en bloc le plan de Paulson. Quelques jours plus tard, et avec force influence en vrac de la part : de la présidence, des grands patrons concernés par les faillites financières (General Electric notamment) et de centaines de journalistes qui ne savaient plus trop au donner de la tête, le plan légèrement modifié dans son champs d’application (j’ose ésperer que Paulson, le ministre des finances n’a finalement pas pu s’octroyer tous les pouvoir comme un Bush va-t’en-guerre) mais absolument pas dans sa rhétorique de base, a été accepté.
Pas par les citoyens, qui vont payer, mais par ceux qui sont juges, jurés et accusés. Le gouvernement décrépit de Bush, les groupes d’influence à la solde des entreprises pseudo-capitalistes qui préfèrent les subventions à la bonne gérance, et les quelques imbéciles de la finance.
Tous pourris ? Non, les américains n’ont rien fait de mal. A part vouloir une maison.

Leave a Reply